Vous louez un appartement via Airbnb, Abritel ou encore Booking ? Vous mettez votre résidence principale en location pendant vos vacances ? Ou vous possédez un logement dédié à la location meublée ?
Une question revient chaque année au moment de la déclaration de revenus : faut-il déclarer les loyers perçus ?
La réponse est sans ambiguïté : oui.
Pourtant, de nombreux propriétaires pensent encore que quelques locations dans l'année ou des revenus modestes échappent à l'impôt. C'est une idée reçue. Que vous soyez un investisseur en LMNP ou un particulier qui loue exceptionnellement sa maison durant son absence, vous avez des obligations fiscales.
Dans cet article, nous faisons le point sur les démarches à connaître pour louer sereinement.
C'est probablement la question la plus fréquente.
Vous partez en vacances et décidez de louer votre résidence principale pendant deux ou trois semaines. Vous gagnez quelques centaines ou quelques milliers d'euros et vous pensez qu'il n'est pas nécessaire de les déclarer.
En réalité, les revenus issus d'une location meublée sont, en principe, imposables, même lorsqu'ils sont occasionnels.
Le fait que cette activité ne soit pas votre métier ne change pas cette obligation.
Cette situation concerne de plus en plus de propriétaires qui souhaitent financer une partie de leurs vacances ou rentabiliser leur logement lorsqu'il est inoccupé.
Dans la majorité des cas, oui.
Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) concerne les particuliers qui louent un ou plusieurs logements meublés sans exercer cette activité à titre professionnel.
Contrairement aux idées reçues, le LMNP ne concerne pas uniquement les investisseurs immobiliers. Un particulier qui loue régulièrement un studio, une maison de vacances ou même ponctuellement son habitation peut relever de ce régime.
Le statut dépend de votre situation et des caractéristiques de votre activité, mais la plupart des propriétaires particuliers sont concernés.
Oui.
Aujourd'hui, les principales plateformes de réservation communiquent certaines informations à l'administration fiscale.
Cela signifie que les revenus perçus sont de moins en moins "invisibles". Même si les plateformes facilitent les démarches de location, elles ne se substituent pas aux obligations déclaratives du propriétaire.
Autrement dit, le fait de recevoir un récapitulatif annuel de vos revenus ne signifie pas que votre déclaration fiscale est automatiquement réalisée.
C'est toujours au propriétaire de vérifier que sa situation est correctement déclarée.
Beaucoup de propriétaires pensent qu'il suffit de reporter les loyers sur leur déclaration annuelle.
En réalité, plusieurs formalités sont nécessaires.
Avant toute chose, il est nécessaire de déclarer le début de votre activité de location meublée.
Cette démarche permet notamment d'obtenir un numéro SIREN.
C'est une formalité souvent oubliée….
Deux régimes fiscaux existent pour la majorité des loueurs.
Au-delà des impôts, certaines communes imposent des formalités spécifiques.
Selon l'endroit où se situe votre logement, vous devrez peut-être :
- effectuer une déclaration en mairie ;
- obtenir un numéro d'enregistrement ;
- respecter des règles particulières concernant les résidences principales ;
- demander une autorisation de changement d'usage dans certaines grandes villes.
Ces obligations varient selon les communes. Il est donc important de se renseigner avant de publier son annonce.
Dans les copropriétés, pensez à vérifier le règlement pour vous assurer que la location de courte durée est autorisée….
L’obtention d’un numéro de SIRET via l’INPI lui, est obligatoire dès le commencement de l’activité.
Ne pas déclarer ses revenus locatifs peut entraîner :
- un rappel d'impôt ;
- des intérêts de retard ;
- des pénalités en cas d'omission.
Dans la plupart des situations, les propriétaires ne cherchent pas à frauder. Ils ignorent simplement que les revenus issus d'une location occasionnelle doivent également être déclarés.
C'est pourquoi il est préférable de s'informer avant de commencer à louer.
Voici les erreurs que nous rencontrons le plus souvent chez les nouveaux loueurs :
- penser que quelques locations par an ne nécessitent aucune déclaration ;
- croire que les plateformes effectuent toutes les démarches administratives ;
- oublier la déclaration de début d'activité ;
- choisir un régime fiscal sans comparer les avantages du réel et du Micro-BIC ;
- ne conserver aucun justificatif des dépenses engagées.
Quelques démarches réalisées dès le départ permettent pourtant d'éviter la plupart de ces difficultés.
Avant de mettre votre logement en location, prenez le temps de vérifier :
✅ les règles applicables dans votre commune ;
✅ votre régime fiscal ;
✅ les démarches administratives obligatoires ;
✅ les documents à conserver.
Quelques heures de préparation vous éviteront bien des complications par la suite.
Jungloo vous permet de suivre vos revenus locatifs et ce que vous soyez au micro ou au réel. Stockage des justificatifs, facturation électronique, Jungloo vous accompagne dans votre quotidien comptable.
Au micro, il vous permet de surveiller vos recettes : avez vous finalement plus de charges que prévu ? Approchez vous du seuil ?
Au réel, Jungloo va au-delà du suivi comptable : il prépare et télétransmet vos déclarations fiscales.
Que vous soyez propriétaire d'un logement dédié à la location meublée ou que vous louiez simplement votre maison pendant vos vacances, les revenus générés doivent généralement être déclarés.
Le LMNP offre un cadre fiscal intéressant, mais il s'accompagne de certaines obligations : déclaration du début d'activité, choix du régime fiscal, déclaration annuelle des revenus et respect, le cas échéant, des règles locales.
Chez Jungloo, nous savons que beaucoup de propriétaires découvrent ces démarches au moment de leur première location, et parfois lorsqu’ils préparent leur déclaration de revenus. Notre objectif est de vous aider à louer sereinement, en toute conformité, afin que vous puissiez profiter pleinement des revenus générés par votre logement.