Blog Jungloo

Quelle fiscalité en LMNP en 2026 ?

Rédigé par Isabelle | 3/25/26 10:59 AM

La location meublée non professionnelle (LMNP) reste en 2026 l’un des régimes fiscaux les plus attractifs pour les investisseurs immobiliers.

Rappel des statuts, régimes d'imposition, obligations déclaratives, faisons le point !

 

Rappel des statuts LMNP et LMP

Le statut de loueur meublé non professionnel (LMNP)

Vous êtes considéré comme loueur en meublé non professionnel (LMNP) lorsque l’activité de location meublée reste accessoire au sein de votre foyer fiscal.

C’est le cas lorsque les deux conditions suivantes sont réunies simultanément :
→  les recettes issues de la location meublée ne dépassent pas 23 000 € par an ;
→  ET ces recettes sont inférieures aux autres revenus d’activité du foyer fiscal (salaires, BIC, BNC, etc.).

Dans cette situation, votre activité reste non professionnelle et les revenus sont imposés comme BIC non professionnels.

Le statut LMNP est aujourd’hui le régime le plus fréquent pour les particuliers qui investissent dans l’immobilier locatif meublé.

Le statut de loueur meublé professionnel (LMP)

Vous relevez du statut de loueur en meublé professionnel (LMP) lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :
 →   vos recettes locatives annuelles dépassent 23 000 €,
 →  ET ces recettes sont supérieures aux autres revenus professionnels du foyer fiscal.

Dans ce cas, l’activité de location meublée est considérée comme une activité professionnelle.

Ce statut entraîne plusieurs conséquences fiscales :
 →  les revenus sont imposés comme BIC professionnels,
 →  les déficits peuvent être imputés sur le revenu global du foyer fiscal,
 →  vous pouvez être soumis aux cotisations sociales des travailleurs indépendants.
 →  les plus-values réalisées bénéficient du régime des plus-values professionnelles.

Les régimes d’imposition : micro-BIC ou régime réel

Les revenus de la location meublée peuvent être imposés selon deux régimes : le micro-BIC ou le régime réel.

Le régime micro-BIC

Le régime micro-BIC s’applique lorsque vos recettes locatives annuelles ne dépassent pas 83 600 € (jusqu’au 31/12/2025 : 77 700€).

Il s’agit d’un régime simplifié. Vous devez simplement déclarer le montant de vos recettes locatives, et l’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 30% (pour les locations de courtes durées non classées) ou de  50 % (pour les autres locations).

Concrètement :
Revenu imposable = loyers perçus – abattement de 30% ou  50 %

Cet abattement est censé couvrir l’ensemble de vos charges (travaux, intérêts d’emprunt, charges de copropriété, etc.). En contrepartie, vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles.

Ce régime présente l’avantage d’être simple à gérer, mais il peut être moins intéressant lorsque les charges liées au bien sont importantes.

Le régime réel

Le régime réel permet de déduire l’ensemble des charges réellement supportées pour l’exploitation du bien.

Parmi les charges déductibles figurent notamment :
 →  les intérêts d’emprunt,
 →  les charges de copropriété,
 →  les frais d’entretien et de réparation,
 →  les assurances,
 →  les frais de gestion.

Le régime réel permet également de pratiquer l’amortissement du bien immobilier et du mobilier.

L’amortissement consiste à répartir comptablement le coût du bien sur plusieurs années. Ce mécanisme permet souvent de réduire fortement, voire d’annuler, l’imposition sur les loyers pendant de nombreuses années.

En LMNP ou LMP, les amortissements ne peuvent toutefois pas créer de déficit. Les amortissements non utilisés sont simplement reportés sur les années suivantes.

Les obligations déclaratives

Les obligations fiscales diffèrent selon le régime choisi.

Déclaration au micro-BIC

Le régime micro-BIC implique des formalités très simples :
 →  vous déclarez vos recettes sur la déclaration complémentaire de revenus (formulaire 2042 C PRO),
 →  l’administration applique automatiquement l’abattement forfaitaire.

Aucune comptabilité détaillée n’est exigée.

Déclaration au régime réel

Le régime réel implique une gestion comptable plus structurée.

Vous devez notamment :
 →  tenir une comptabilité,
 →  établir un bilan et un compte de résultat,
 →  déposer chaque année une liasse fiscale auprès de l’administration.

Afin d’être certains d’optimiser vos investissements, nous conseillons d’adhérer à un organisme de gestion. Celui-ci vous accompagne dans vos prises de décisions et à comprendre leur impact.

Avec Jungloo, vos amortissements sont gérés facilement : l’appli vous permet de saisir vos immobilisations et le calcul des amortissements est automatique et alimente votre compta et vos documents fiscaux !

L’imposition au niveau du foyer fiscal

Les revenus issus de la location meublée sont intégrés dans l’imposition globale du foyer fiscal.

En LMNP

Les revenus sont imposés :
 →  au barème progressif de l’impôt sur le revenu,
 →  auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux (17,2 %).

En cas de déficit (hors amortissements), celui-ci est imputable uniquement sur les revenus de location meublée des dix années suivantes.

L’activité peut également être soumise à cotisations sociales (locations de courte durée supérieures à 23 000 €).

En LMP

Comme pour les non professionnels, les revenus professionnels de la location meublée sont imposés selon le barème progressif.

En revanche, pour le loueur meublé professionnel, les règles d’imputation des déficits sont différentes.

En effet, les déficits peuvent être imputés directement sur le revenu global du foyer fiscal, ce qui peut permettre de réduire fortement l’imposition globale.

A noter que l’activité professionnelle est soumise aux cotisations sociales, ce qui doit être pris en compte dans l’analyse de rentabilité.

La revente du bien : plus-value et amortissements

La fiscalité applicable lors de la revente dépend du statut LMNP ou LMP.

La plus-value en LMNP

En principe, la revente d’un bien exploité en LMNP relève du régime des plus-values immobilières des particuliers.

La plus-value est imposée :
 →  à 19 % au titre de l’impôt sur le revenu,
 →  auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux.

Des abattements pour durée de détention s’appliquent :
 →  exonération d’impôt après 22 ans,
 →  exonération totale après 30 ans.

La question de la réintégration des amortissements

Une évolution récente de la législation (Loi Finances 2025) prévoit la réintégration des amortissements pratiqués dans le calcul de la plus-value lors de la revente.

Autrement dit, les amortissements déduits pendant la période de location peuvent augmenter la base taxable de la plus-value.

Ce point doit être intégré dans la stratégie d’investissement à long terme.

La plus-value en LMP

En LMP, la revente relève du régime des plus-values professionnelles.

On distingue :
 →  la plus-value à court terme, généralement liée aux amortissements,
 →  la plus-value à long terme, soumise à un régime spécifique.

Dans certains cas, il existe des dispositifs d’exonération, notamment lorsque l’activité reste de taille modeste.

 

La location meublée bénéficie d’un cadre fiscal spécifique qui peut s’avérer particulièrement avantageux pour les investisseurs.

LMNP et LMP, micro-BIC et régime réel : ce n’est pas forcément un choix car cela dépendra principalement :
 →  du niveau de vos recettes locatives,
 →  du montant de vos charges,
 →  et de votre stratégie patrimoniale à long terme.

Une analyse préalable est donc essentielle afin de choisir le régime le plus adapté à votre situation et d’optimiser la fiscalité de votre investissement immobilier.